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Tout en haut du monde. Rémi Chayé. 2015

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Pour accompagner la projection de Tout en haut du monde, voici deux propositions d’animations interactives qui proposent de réfléchir ensemble aux problématiques esthétiques qui ont nourri le cinéma face aux immensités monochromes des pôles sud et nord.

#1 – Le cinéma et l’aventure polaire.
Tout en haut du monde
renoue avec un thème cher au cinéma : celui des pionniers et de la conquête des pôles. Territoires avant tout imaginaires et imaginés (Frankenstein, Méliès…) avant d’être conquis, il est intéressant de remarquer à quel point l’évolution des techniques cinématographiques correspond à l’avancée des pionniers sur ces continents hostiles et reculés.
Le profil du cinéaste-aventurier est en train de naître, une esthétique du voyage en terre glaciaire prend forme qui s’épanouira dans des expériences réelles qui ont valeur de témoignages ou dans des récits imaginaires qui réinventent les pôles en y projetant les fantasmes de leurs contemporains.
Cette animation propose de visiter cette histoire du cinéma et d’en questionner les problématiques esthétiques.

Extraits d’oeuvres (liste non exhaustive) :
La conquête des pôles. Georges Méliès. 1912
Nanouk l’eskimau. Robert Flaherty. 1922
L’épopée de l’Everest
. John Noël. 1924
L’enfer blanc du Piz Palu. G.W Pabst. 1929
La loi du Nord. Jacques Feyder. 1939
Du sang sur la neige. Raoul Walsh. 1943
La chose d’un autre monde. Howard Hawks. 1951
Le renne blanc. Erik Blomberg. 1952
Les dents du diable
. Nicholas Ray. 1960
Un homme parmi les loups
. Caroll Ballard. 1983
Gasherbrum. Werner Herzog. 1985

Tout en Haut du Monde

#2 – «Tout en haut du monde, du pixel au pinceau» : une histoire esthétique.
L’un des aspects les plus intéressants de Tout en haut du monde sont les choix qui se sont imposés à son réalisateur pour le mettre en images. Souhaitant produire une oeuvre “européenne”, le réalisateur a tourné le dos aux techniques américaines d’animation pour privilégier des outils simples qui lui garantissent un budget a minima.
C’est avec le logiciel Flash que le film a été réalisé : un outil innovant et moderne qui n’empêche par le réalisateur de puiser son inspiration dans les affiches ferroviaires de la fin du XIXème siècle.
Tout en haut du monde est une aventure dans l’histoire des arts graphiques qui met les outils d’aujourd’hui au service d’une esthétique nourrie de pré-impressionnisme (Turner, Whistler…) et de peinture abstraite (Nicolas de Staël).
«Tout en haut du monde, du pixel au pinceau» propose de partir à la rencontre de ces multiples influences.

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About Les Ateliers de la Rétine (68 Articles)
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